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POLICE : pourquoi payons nous des impôts ?

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POLICE : pourquoi payons nous des impôts ?

C’est quand même la bonne question que peut se poser la personne qui a vécu la mésaventure suivante.

Si c’était le scénario d’un polar, nous penserions « l’auteur exagère », mais c’est malheureusement la triste réalité.

En voici le récit. Histoire d’un cambriolage.

Logement protégé par un contrat de télésurveillance. Intrusion détectée et validée par une caméra. L’organisme de télésurveillance prévient la police, envoie son propre agent et prévient le propriétaire en vacances lointaines. Pour l’instant tout est normal. Cela ne va pas durer. Voici la liste de 12 points sur lesquels la police devrait faire mieux.

1) pourtant informée d’un flagrant délit possible,  la police n’arrive sur les lieux que presque 2 heures plus tard.

En parallèle de la télésurveillance qui lui a donné les photos du cambrioleur, le propriétaire appelle directement le commissariat, assez proche,  de sa petite ville

2) réponse de ce commissariat = « nous sommes en effectif réduit, intervention impossible, appelez le commissariat de la ville voisine »

Ce que le propriétaire fait immédiatement.
3) réponse de ce 2ème commissariat = « nous n’organisons pas les patrouilles, faites le 17″

Le propriétaire explique qu’en vacances éloignées, un appel au 17 local de ses vacances manquera d’efficacité, rien n’y fait et refus d’en faire plus.

4) Refus par exemple de recevoir immédiatement les photos du cambrioleur pour éventuelle reconnaissance en patrouillant dans le quartier.
Et les motifs de refus sont nombreux : « pas de transmission numérique par mail ou genre whatsapp car trop de virus », « aucune prise en compte de pièces tant que le dossier n’est pas ouvert ».

Donc cambrioleur tranquille avec la police seulement 2 heures après !

Passons au dépôt de plainte. Compte tenu de l’éloignement = fait sur le lieu de vacances. Préplainte immédiate en ligne et RV de confirmation 48h après.

5) 1h45 d’entretien pour rédiger en une page ce qui était déjà largement décrit en une page dans la pré plainte. Les moyens informatiques mis à disposition n’aident certes pas la personne prenant la plainte (clavier non fiable, et bug logiciel)

2 semaines après le cambriolage, retour au domicile et nouvelle information de voisins qui ont vu et suivi le cambrioleur. Le propriétaire téléphone au commissariat pour communiquer cette info intéressante

6) réponse du commissariat « nous ne prenons aucune info par téléphone ni sur place, il faut écrire »

Le propriétaire rédige donc son courrier et va le porter immédiatement à l’accueil du commissariat.

En parallèle des démarches avec la police nationale, appel à la police municipale pour savoir si des caméras de videosurveillance ont des traces du cambrioleur.

7) réponse de cette police municipale « je demande à mes collègues et nous vous rappelons » (enfin un peu de positif ! même si regrettable de ne pas savoir immédiatement s’il existe ou pas des caméras dans ce quartier)

Mais déception, pas de rappel. Donc nouvel appel quelques jours après

7) 2ème réponse de cette police municipale « nous n’avons pas le droit de vous répondre par téléphone sur le numéro que vous avez laissé, mais réponse possible par email ». Mais pas l’idée d’appeler pour demander une adresse email !

Même si un email ne semble assurer aucune garantie supplémentaire par rapport à un numéro de téléphone fixe sur la ville, l’email est donné : attente de la réponse »

8) autre info donnée par la police municipale : « L’envoi du mail prendra quelques jours car beaucoup de travail actuellement ». Et pourtant un email immédiat serait sans doute plus efficace qu’une reprise ultérieure du dossier, juste pour écrire l’info qu’elle avait en tête sans l’autorisation de la donner par téléphone.

 

Presque un mois après le cambriolage, sans aucun signe de vie de la police nationale, dépôt d’une préplainte en ligne vers le commissariat local (apparemment le seul moyen d’entrer en relation)

9) réponse du commissariat = « préplainte sans objet car plainte déjà déposée sur votre lieu de vacances, mais non encore reçue chez nous, donc aucune action possible, même pas de recevoir une nouvelle plainte directe, ou copie de l’autre par vos soins, il faut l’original »

10) S’il existait des vidéosurveillances, elles disparaissent donc car la police n’agit pas malgré les diverses et nombreuses alertes

11) Un mois après cambriolage avec photos du cambrioleur (tout laisse à penser qu’il habite le quartier) et 3 témoignages de voisins pouvant le reconnaitre, la  seule action de la police est administrative (un dépôt de plainte pour l’assurance) et un transfert peu efficace entre services

12) aucune action visant à pénaliser le cambrioleur et à l’empêcher de commettre d’autres vols.

LA PEUR DOIT CHANGER DE CAMP : ce sont les agresseurs/cambrioleurs qui doivent être inquiets, être pénalisés, et NON les victimes !
Population et police, associées dans un même combat, un même objectif.

MAIS il faudrait que la police se remette en cause en recherchant l’efficacité, car les 12 points cités montrent qu’il ne s’agit pas toujours du manque de moyens souvent dénoncé, mais que souvent, un peu de bonne volonté et une adaptation dans l’utilisation des moyens existants permettraient d’être plus efficaces.
Dans la pratique actuelle, et sur ce cas pris en exemple, la police et nos impôts pour la financer ne servent à rien.

 

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