Accueil economie Les fables de Bonsens : le retraité et le garçon de café. Quoi qu’il en coûte, personne sur le bord du chemin !

Les fables de Bonsens : le retraité et le garçon de café. Quoi qu’il en coûte, personne sur le bord du chemin !

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D’un côté un retraité : dans sa vie active, il aurait pu investir ses économies dans l’économie virtuelle, les bitcoins, actions ou autres produits financiers, mais il a choisi l’économie réelle en investissant dans un petit appartement à la montagne. Début de retraite, il aurait pu vendre cet appartement secondaire à la montagne mais plutôt que de manger petit à petit ce capital, il préfère louer et assurer ainsi un revenu régulier en complément de retraite. Vivre du service rendu aux locataires de l’appartement.

D’un autre côté, un serveur dans un restaurant. Travail sans histoire.

Quel est le lien entre ces 2 profils ? A priori aucun !

Et pourtant si !

Nos élus et décideurs 2020/2021 les ont unis avec un point commun : avec Covid, la fermeture des bars/restaurants/stations de ski et remontées mécaniques les privent de leurs revenus habituels et prévus.

Mais ces élus savent vivre et sont responsables : ces décisions de fermeture sont pour le bien de la collectivité mais nous ne laisserons personne sur le bord du chemin, quoi qu’il en coûte. Donc tout va bien

Sauf que !

Pour le garçon de café, effectivement des compensations (si on l’empêche de travailler, on ne va quand pas le laisser crever, normal !). Mais a tel point que plusieurs patrons d’hôtel disent actuellement « les affaires repartent mais on ne peut embaucher, avec les aides, ils préfèrent tous aller à la plage plutôt que de reprendre le travail ». Et honnêtement si on peut avoir le même pouvoir d’achat sans travailler, pourquoi s’en priver ! C’est le réalisme que nos élus et décideurs n’ont pas.

Pour le retraité, aucun revenu de locations, aucune aide. Rien pour remplacer ce qui aurait du permettre de mettre un peu de beurre dans les épinards et d’ajouter quelques plaisirs au minimum vital. Que ses yeux pour pleurer. Oublié par tous, laissé sur le bord du chemin par les élus, on ne pensera de nouveau à lui que quand il faudra rembourser le « quoi qu’il en coûte »

Bien que les intentions étaient sans doute bonnes au départ, la morale est de constater que l’amateurisme et le manque de réalisme de nos élus créent de profondes injustices dans notre collectivité, et les vraies victimes ne sont pas celles qui font le plus de bruit.

Morale de la morale, avec ce traitement de faveur sur leurs finances, les retraités n’ont plus les moyens d’aller dans les bars et restaurants, donc moins besoin de garçons de café quand leurs aides cesseront. Les choix des élus transforment le gagnant/gagnant en perdant/perdant.

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