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Vivre avec un dollar par jour ! soyons serieux …

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Vivre avec un dollar par jour.
Ce que l’on peut lire sur le sujet :
 Octobre 2015 – Près d’un milliard d’individus vivent avec moins de 1,90 dollar par jour, le seuil d’extrême pauvreté.
 Selon les données de la Banque mondiale, 44 % des habitants de l’Inde vivent avec moins d’un dollar par jour
Et bien sûr tous les commentaires qui vont avec :
 Le drame de la pauvreté, comment vivre avec un dollar par jour
 La concurrence entre travailleurs, ceux qui sont payés un dollar par jour et les nantis, nous français par exemple
Loin de moi l’idée de nier les conditions de vie bien plus difficiles dans certains pays, j’ai même pris l’hypothèse qu’à tort ou à raison, 2.5 milliards d’humains préféreraient vivre en France.
Mais arrêtons cette escroquerie aux sentiments avec des informations trompeuses. En effet, réfléchissons ensemble. Imaginons nous vivre en France avec un dollar par jour (disons un euro si vous préférez). Que pouvons-nous faire ? Se nourrir d’une baguette par jour et vivre nu dans la nature. Bien sûr, les termes de logement, loisirs, vacances, voyages, se soigner, posséder quelque chose, … sont des notions dont nous ne parlons même pas. Bref c’est impossible !
Et pourtant, c’est écrit, environ un milliard d’individus y arrivent ! Donc ce n’est pas un exploit, ni une opération survie comme on tente de nous le faire croire. Et si vous êtes allés en Inde, vous avez pu constater que, si ce n’est pas partout le luxe et l’abondance, 44% des indiens ne sont pas nus dans la rue avec un peu de riz pour l’équivalent de notre baguette.
Comment font-ils ? tout simplement, il n’achète pas l’équivalent de la baguette à un euro comme nous, mais beaucoup moins cher. Ce qui leur permet d’acquérir quelques habits, un toit (même s’il est modeste) et même parfois un peu plus.
Si les revenus, exprimés en dollar sont faibles, les prix des biens et services le sont également. Donc pour une économie restant interne à l’Inde, les consommations équilibrent à peu près les productions et les indiens vivent. Les échanges entre biens et services sont facilités par l’usage de l’intermédiaire monnaie, ici ce n’est pas l’euro mais la roupie. Et peu importe la valeur de la roupie par rapport au dollar. Les chosent se compliquent quand on introduit les échanges de biens et services entre d’une part l’Inde (ou la Chine, ou le Sri Lanka ou …) et des pays tels que les USA, le Japon ou … la France qui utilisent d’autres monnaies : il y a un taux de change entre monnaie
Voici le grand coupable, le taux de change, c’est lui qui est mal valorisé, et qui nous trompe.
Raisonnons ensemble et prenons 2 exemples : le plombier polonais et le travailleur sri lankais.
« Le SMIC en Pologne, c’est 1.200 zlotys, 300 euros net par mois. »
« Sri Lanka : une ramasseuse de thé gagne 60 € par mois en travaillant bien et dans les hôtels les employés sont à 100 ou 120 € »
Comparons 2 ouvriers, l’un polonais, l’autre français, tous les 2 payés au smic local. Sans entrer dans les détails, admettons qu’ils travaillent à peu près le même temps, dans des conditions similaires. Comment expliquer que l’un ait 1200 euros en contrepartie, et l’autre seulement 300 euros (ou plus exactement 1200 zlotys). Cela semble injuste, inéquitable. A travail égal, salaire égal.
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En fait, malgré les apparences, c’est sans doute déjà le cas « travail égal, salaire égal » si on laisse chacun de ces ouvriers dans son périmètre national. En effet, chacun arrive à vivre, certes sans luxe, mais les coûts des biens et des services étant en rapport avec les niveaux de rémunérations du pays, l’équilibre est possible.
Les choses se compliquent quand l’un va dans le pays de l’autre.
Pas pour l’ouvrier français, qui en ayant l’impression que ses revenus ont été multiplié par 4, peut même espérer passer de bonnes vacances pour pas très cher en Pologne.
Pas non plus pour l’ouvrier polonais qui venant provisoirement travailler en France (et vivant chichement en dormant dans sa camionnette) aura lui aussi l’impression de quadrupler ses revenus (même s’il ne les double ou triple seulement pour être concurrentiel et faire peur au plombier français). Il pourra largement mettre du beurre dans les épinards pour sa famille restée en Pologne.
Mais bien sûr, pour cette famille, pas possible de venir passer ses vacances en France : 4 fois trop cher !
Nous pouvons faire la même comparaison entre notre ouvrier français et la ramasseuse de thé ou l’employé d’hôtel au Sri Lanka. Ratio de 10 ou 20 entre les revenus apparents ! Mais ce n’est qu’apparent puisque les prix des consommables sont en rapport avec les revenus, et au Sri Lanka, on peut vivre avec le 20ème du Smic français. Notre ouvrier français aura l’impression d’avoir multiplié par 10 ou 20 son salaire, et pourra même envisager des vacances dans un hôtel au Sri Lanka. Pour la ramasseuse de thé, des vacances en France ne pourront jamais dépasser le niveau du rêve …
Politiques et patrons de tous poils, arrêter de nous faire la morale avec le coût du travail en France.
C’est essentiellement un problème de taux de change, … mais qui, lui, est bien réel.
Avant d’arriver à une monnaie mondiale, et des revenus harmonisés par métiers, revoyons les taux de change pour revenir à une conversion équitable entre les services rendus par les uns et les autres, habitants des divers pays. Sur l’exemple de la Pologne dont l’entrée dans l’Euro était prévue en 2016, voyons ce que donnerait le taux « un zloty = un euro » (au lieu du taux actuel 4 zlotys = 1 euro). En interne polonais, revenus multipliés par 4. Attention pas de fausse joie amis polonais, les prix des biens et services vont aussi être multipliés par 4 donc cela ne change rien pour vous en interne. Mais au moins 2 avantages en international :
 Le plombier français n’a plus à craindre son confrère polonais, ils sont au même tarif
 La famille polonaise peut venir passer ses vacances en France, les revenus d’un plombier, français ou polonais, permettent le même niveau de vacances, en France ou en Pologne.
N’est-ce pas équitable ?
Et par cette simple mesure, fini les débats sur le statut de travailleur détaché ou sur le plombier polonais. Nous avons fait un grand pas vers l’harmonisation sociale, les smic des 2 pays sont sensiblement au même niveau.
Bon, vous êtes un économiste averti et vous avez lu : « Le salaire moyen brut en Pologne était de 3.422 zlotys soit environ 780 euros. Les Polonais gagnent donc autant que les Hongrois (775 euros), moins que les Tchèques (950) ou les Estoniens (820), mais nettement plus que les Lituaniens (600), les Roumains (490), les Bulgares (350) ou les Ukrainiens (220).
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Les écarts de salaires avec l’Europe de l’ouest restent encore très marqués. Le salaire moyen brut est de 2.800 euros en France, 3.000 en Belgique et 4.900 en Suisse… L’équivalent du Smic polonais a beau augmenter régulièrement (il était sous les 1.000 zlotys brut en 2007) avec 1.500 zlotys brut (340 euros) en 2012, il reste quatre fois plus faible qu’en France (1.398 euros brut). » Vous me faites remarquer que le revenu moyen polonais sera supérieur au revenu français. Il faut donc peut-être réduire en Pologne le ratio entre revenu moyen et smic, qui est largement supérieur au ratio français, et semble inéquitable, smic actuel insuffisant. Et le bon taux de change sera peut-être non pas 1 euro pour 1 zloty, mais vers 1 pour 0.8, en tout cas bien différent du 1 euro pour 0.23 zloty actuel. Tout cela est à affiner, le débat est ouvert, mais l’essentiel est de retenir que la solution existe, et qu’elle parait très simple !

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