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Langue et académie françaises : supprimons l’académie pour sauver la langue !

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La langue et l’académie françaises
Pour terminer ce chapitre, je vais me faire quelques derniers copains, les membres de l’académie française (sans majuscule, elle ne le mérite pas).
Ces « messieurs dames » disent avoir pour vocation de défendre la langue française, cela me semble alors un bel échec.
Quel est le rôle, l’objectif d’une langue ?
A mes yeux, c’est de permettre/faciliter la communication entre humains. Quand la communication se limitait aux échanges avec les habitants de son village, le patois local était suffisant. Ne riez pas, ce n’est pas si loin que cela. En effet, j’ai souvenir que mon grand-père, instituteur, racontait les difficultés en français de certains élèves qui, chez eux en famille, utilisait exclusivement le patois. Puis les échanges s’élargissant, le français s’est avéré bien utile. Toujours avec plus d’échanges, nous en sommes maintenant aux besoins de communications internationales avec l’ensemble de la planète. Malheureusement pour nous, le français ne suffit plus, il faut apprendre d’autres langues. Et en particulier l’anglais qui semble quand même aujourd’hui le meilleur moyen de communiquer internationalement.
Mais apprendre d’autres langues, c’est un effort. Notamment, pas toujours facile de retenir les divers vocabulaires. Alors faites une expérience avec moi. Notez tous les mots que vous utilisez dans une journée. Et en fin de journée, quel pourcentage de ces mots n’existait pas il y a 50 ou 100 ans ? Sans doute un fort pourcentage si vous utilisez un ordinateur, faites du brainstorming, envoyez des méls, prenez votre camping-car en leasing et mangez des hamburgers en buvant un kawa au lunch,
Sur cet exemple, de nombreux mots nouveaux viennent de l’étranger, souvent anglais.
Mais une étude mentionne « Les mots étrangers constituaient 5% des mots nouveaux dans les années 50-60 déjà, dont la moitié de mots anglais, et la tendance a continué depuis ».
Une autre étude conclue « seulement un mot sur trois du vocabulaire actuel appartient à la vieille langue française, les 2 autres ont été créés au 20eme siècle »
Imaginez qu’au lieu de 5% (ou légèrement plus), 100% des nouveaux mots aient été créés depuis un siècle dans une langue commune (probablement avec une bonne part d’origine anglaise). En généralisant, nous aurions actuellement deux tiers des mots en commun avec l’ensemble des humains. Certes, ce n’est pas 100%, cela ne règle pas non plus les différences de syntaxe et grammaire, mais cela aurait quand même été un grand pas vers une meilleure communication entre les humains.

Et avons-nous besoin de 100% en commun quand on sait que les dictionnaires Français regroupent entre 30 000 et 100 000 mots, alors que seulement 1000 mots sont très largement utilisés dans les échanges écrits (et encore moins dans les échanges oraux) Et nous serions arrivés dans cette meilleure situation de communication sans aucun effort ! En effet, si au lieu de m’expliquer que je pouvais envoyer « des mèls sur mon ordinateur équipé du superviseur Windows », on m’avait expliqué que je pouvais envoyer « des mails sur mon computer équipé de l’OS (operating system) Windows », cela ne m’aurait demandé aucun effort supplémentaire : mèls, ordinateur et superviseur ne faisait pas partie de mon vocabulaire, alors pourquoi pas mail, computer et OS. Pourquoi les choses ne se sont pas passées comme cela ?
Parce que c’est Messieurs Dames de l’académie veillent !
Dès qu’un nouveau concept apparait, il crée un mot franco-français pour le désigner.
Si un terme étranger arrive à s’imposer pour désigner le nouveau concept, chasse à l’intrus, il crée un mot concurrent et fustigent ceux qui refusent de l’employer. Bel échec pour aider les français à communiquer facilement dans leur langue (certes adaptée, mais la langue maternelle qu’ils apprennent tout petits sans effort)
Pour mesurer cet échec, un autre exemple. Si comme moi, vous avez pu voyager dans divers et nombreux hôtels du monde, vous aurez sans doute remarqué que le livret d’accueil, ou les menus du restaurant, sont traduits en diverses langues, l’anglais, l’arabe, l’espagnol, parfois le japonais et le chinois, … mais de moins en moins le français ! Les académiciens n’ont même pas su préserver la « part de marché » de notre langue. Certes, j’exagère un peu, ils ne sont sans doute pas les seuls coupables, mais reconnaissez qu’ils n’ont pas pris la bonne orientation. Désormais, faites l’effort de maitriser l’anglais.

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